Je ne suis plus

je ne suis plus

mais

j’étais e dans une maison

la haleine était morte 

d’angoisse

et percée d’alcool

comme un animal

je pretendais

non-existance

de peur d’être vue

saisie perçue

et

jetée pour tojours

dans ce puits

de l’an-amour et de l’oubli

les nuits étaient grises épaisses

et claires

ma main sur les yeux d’une poupée

aux cheveux d’or –

oh. dors. ce n’est qu’elle

la peur

avec son épée sombre

Lui. oh. il viendra

plus tard”

plus tendre que mes mains

étaient mes livres et mon coin

bien bien au fond de notre jardin

et les – bas – dites prières douces

de ma grand-mère

au temple

toutes matinées grises

je me noyais dans ce silence

dans ce cri

ne m’reproche pas

mon dieu mon grand

c’est moi c’est moi

coupez mes ailes

coupez mes os

que pouvais-je faire

là. à ce temps

 toi encore 

n’existais pas

c’est moi c’est moi

ma faute ma peine

mon péché dur

mon éternel

j’respire trop lourd

je sanglotte et trop

de place je prends

dans cet espace

touffu tout fou

tout dense

dans cet espace des pensées

clos

je me vainquais

c’est moi c’est moi

surtout pas eux

c’est front de mes

coussins – humide

salé à fond

c’est moi c’est moi

qui d’mande et gronde

dans les voix cent

c’est moi qui fuis

à pas dansants

la danse macabre

et farandole

c’est moi qui jure

ne boire que d’eau

moi qui sourie

ah. vous êtes bons.

et ma folie

est toujours folle”

dans cette maison

je suis la bouche

gros mot. mépris

malédiction

je suis la voix

des silencieux

avec leurs sourires

bien bus bien grands

je suis la honte

je suis enfer

je suis fureur ouverte sortie

du noir cellier

des coeurs qui pleurent

des âmes qui souffrent

mais n’en savent rien

23.9.2020

 

*** (en famille)

il voulait bien. elle voulait bien

il disait „viens”. elle n’a dit rien

mais elle est venue. ils ont vécu

ensemble tout

des peurs. des joies

une balançoire. un carrousel

balance de peines. et de douleurs

tout inégal. tout fort trop mal

ils étaient jeunes. noircis de graine

semée centaines. et des centaines

de siècles avant

d’une graine d’horreur

de haine en vain

d’absinthe qui fonce

dans crânes et veines

il était jeune. moi j’étais p’tite

aucun cadeau. aucun sourire

n’m’a soulagé. quand nuit s’soûlait

tantôt joyeux. tantôt brumeux

blagues rigolades. suivaient colères

fureurs violances. chassaient douceur

y a rien à dire. à chuchoter

surtout au coeur. de ton p’tit frère

surtout au dessus. des cahiers blancs

clués de fautes. et de gros mots

à cette grande table. à ta tête blonde

surtout au fond

de ton cerveau

où creusé soit

pour éternel

pour chiffres – la haine

elle était jeune. moi j’étais p’tite

elle disait rien. elle n’a rien dit

elle laissait faire. elle a sourit

avec ses lèvres. tellement jolies.

fallait vingtaine. et encore dix

d’annés de peine. violances et vices

pour que les bouches. s’ouvrent et pleurent

mais trop c’est trop

peut pas tout dire

générations coulaient sans mot

c’est inouï

car trop c’est trop

24.9.2020

 

***

cet amour cet amour

elle n’existe pas

elle est triste elle est sombre

n’y a pas de temps pour ca

fallait pas

fallait pas tant donner

fallait pas

tu est vague tu es flue

pas de photo

pas de voix

tout est juste

sommeil

j’ai reve tout ca

sauf que le mal au coeur est bien vrai

tu n’as pas de force

pas de temps

pas d’energie

faut que je me calme c’est vrai

sauf que ce n’est que le debut

ca devrait etre gaie parlant

joie

mais ce n’est pas comme ca

ou peut-etre tu veux quelqu’un silencieux

serieux

ce n’est pas moi

les mots dans le texte

sont transparents

il faut donner les sentiments

je ne sais pas ce que tu penses

surement je le devine mal

et puis je me perds dans mes pensees

ca fait mal

ca fait mal de savoir rien

patience?

Je t’ai vu trois heures. c’est tout

tombee amoureuse

je veux plus

mais ne peux pas

donc ca fait mal

surtout que je t’ai montre beaucoup

trop de moi

c’est inegal

c’est inegal c’est inegal

et ca fait vachement mal

disons. si tu es toujours comme ca

sombre lointain silencieux

ca va

peut-etre que tu est comme ca

mais je ne peux pas etre sure

j’en sais rien moi

je ne veux pas t’inventer

car apres ca sera faux

et ca va me faire mal

si tu ne veux pas te montrer plus

okey

mais il faut que j’arrette de montrer

moi

tu me manques

c’est comme si tu etais dans un canion

dans un cratere ou je ne peux pas aller

je me sens comme un rouisseau

je coule la dedans et coule

et toujours ne peux pas te toucher ou

sentir

ou voir

et je deviens seche

inexistante

ce n’est pas possible

l’amour doit donner la force pas la

douleur

si tu me clairement dis quoi faire

je le ferai moi

ecrire?

Pas ecrire?

Je l’impression que je perds ton

temps precieux

bon

voila

c’est mon cote du monde

ma vue

de femme

t’est plus age que moi

devrait le savoir

fallait pas commencer

fallait pas declancher ce volcan

mais ca s’est fait tout seul

le temps est venu

voila

je ne voulais pas

je n’etais pas prete

mais tout disait qu’il faut le faire

le temps passe

le temps passe

le bonheur se gache

j’ai senti que ca va me faire mal

si on faisaint l’amour

maintenant je serais

morte de peine

ou peut-etre pas

je saurais plus de toi

le corps au moins

n’est silencieux

le corps ne mend pas

de toute facon ca m’a saisie

je pouvais pas resister

j’ai coule avec ce volcan

j’etais chaude et bouillante

mais tu restais la bas

tres loin de moi

et puis tu a bouche le volcan

au moins chez toi

ca va

tout se calme

magma devient magma

cool froide

lisse

silente

tant pis

peut etre ca doit etre ca

c’est comme une amitie

entre deux hommes

ou femme et homme

qui font du sexe

et puis merci au revoir

je suis incapable de ca

et l’amitie

Amour sans se parler

aucune idee

je dois apprendre tout ca

je peux imaginer que

nous sommes morts

dans ce volcan

ca arrive

voila

si au moins je pouvais pleurer

ca ferait du bien

a moi

mais non

tout sec toute seche

dur

magma c’est magma

peut-etre plus tard

choses vont pousser

elle est tres fertile

cette femme

ce debordage

cette creativite

ce joie

magma

mais pour l’instant je rentre dans ma coquille

comme avant

je serre ce creux

terrier

trou

chatte

bouche

coeur ?

l’automne vient

l’hiver vient

la neige vient

ca m’aidera

je vais t’aimer

sans sortir au de la

je vais

t’en fais pas

en fait tu etais plus sage

tu as ouvert ta sexualite

mais le reste tu tenais

au sombre

a l’ombre

ah pourquoi je ne faisais pas

comme ca

peut etre car

il est impossible

de couper ma sexualite

de ma creativite

de ma personalite

ma verite

de moi

2020

 

 

***

Parfois attendre c’est une peine telle 

Qui brule dedans en moi

Et si je dois

L’aneantir en poivre

en poudre cendre 

Ou 

appeller tonnerre au secours 

et vivre vivre 

sentir ce feu

Le regarder des yeux nus 

Sans peur sans craindre

Se mettre au dessous

Je n’en suis sure…

Parfois attendre c’est une douleur 

Mon coeur s’reduit 

en petits morceaux 

Ca fond ca s’gache 

Ca des-existe 

Mais pourquoi est-ce que corps n’arrette 

Seulement se pose 

A un endroit 

Tout fixe tout droit

Tout attentif

Comme animal qu’pretend etre mort

Parfois attendre c”est 

N’qu’un grand manque

Desir

Langueur

Nihilisme

Peur

Que 

Jamais jamais

Je ne vivrais si long 

Pour attendre assez

Sentir enfin

Tes yeux toucher mes seins

Tes levres parler au miens

Parfois attendre c’est une galere

Les yeux qui r’gardent aux dessus de vie

Les mains toutes pleines mais pourtant vides

La peau qui creve 

Les cuisses qui se serrent

La tete qu’s’arrette

A tout moment a toute besogne

Devant le mur en verre

En verre bien invisible

Avec la petite 

Toute miniscule

Trace de ton sourire

Parfois attendre ce n’que remords

De vivre apart

Vivre A cote

Hors vie d’present

Ame en double

Coeur a moitie

Esprit s’envole

Pensee se perd

Le monde se plaint

Serais-je unie enfin

 un jour

Unie a toi

Unie a moi

Unie a nous 

tous

Re-unies

au monde de notre futur…

10.2020

 

 

***

Dans le coin gris et grand

De ma solitude 

Je te dis viens 

Viens pour un toucher de mon

Petit morceau de sein

Petit morceau de levres

Petit invisible bout

De coeur

Attache au tien

Si loin

Si loin

A l’autre bout du monde

Viens

Mais viens

Ne tarde pas ne tais..

Tous les silences sont silentes deja

Ne tarde pas

Et ne touche rien

Oh rien ne touche 

Que moi

2020 wrzesien

***

trop de mots

trops de maux

pas d’arret

pas d’dodo

trop de trop

ah c’est tres tot

je le pense

je le jure

plus de souci

plus d’amour

trop de trop

ah c’est tres tot

pourquoi dis donc

mon corps est faux

mon coeur est fou

mes mains sont vides

mes yeux sont floues

et trop de trop

ah c’est tres tot

j’me perds dans mots

car c’est tres tot

que le cerveau

ecoute Jojo

le reste de moi

galoppe en sursauts

j’ai beau leur dire

que c’est tres tot

mon coeur est sot

mon corps salaud

mon ame me comprend

elle sait ce qu’il faut

il faut Te voir

et bien bien tot

2020 10

 

 

***

***

les lettres a la lune

lettres au paradis

jupitre saturne pluton..

je suis pas sure

addresse perdue

avec empreinte de la fortune

une goute de larmes

dessin de levres-

memoire de brillant

avec l’sueur avec parfum

pleures petales paroles..

j’envois chaque jours

a mon amour

a mon ami

a cet homme sombre 

de coeur de peau

a mon ami a mon amour

a cet homme triste

au coeur profond

j’envois chaque jour

a la longeur

poemes de rages 

poemes tous doux

ils ont sa voix. sa volonte

ils disent -je t’aime

meme quand je pleure

les lettres a la lune 

lettres de chaos

j’envois chaque jour

et tout mon corps

chante les louanges

de sensations qui naissent en moi

quand je m’souviens

de son sourire

de ses levres bien plaines

silhuette de Titan

sa peau-cafe chaud

oh mon amour oh mon ami

mon homme si sombre

de coeur. de peau

a mon ami a mon amour

j’ai promis deux mains

pas seulement une

il demandais rien

silent patient

seul son regard pose sur moi

me prenait entiere

et faisait l’amour

tout invisible

tout plus que vrai

mon corps ouvert

ma jupe soulevee

je suis la tienne

a tout jamais

ces lettres de promesse

lettres a la lune

j’envois bien vite

elles m’brulent la peau

les lettres a la lune

lettres au paradis

je copie pour Dieu

a sa boite privee

– je veux tes anges a mes cotes

je veux l’messanger

invisible mais vrai

qu’il aille qu’il vole

qu’il fasse des miracles

a cet homme si sombre

de coeur de peau

qui s’attriste a ses troubles

qui s’accroche a sa terre

ses pieds mains en detresse

viennent et vont sans paresse

savant pas s’apaiser

je l’attire. raison cesse

a cet ami a cet amour

j’envois ces lettres 

et l’ange guardien

a l’heure de sagesse

quand lune – soleil chevauchant en amour

montrent tous secrets 

de notre tristesse

et peu apres 

sur mes propres ailes

je suis pres de lui 

en un clin d’oeil

l’oeil eternel

car temps est venu

car temps n’existe

 

 

 

***

ah plans de Dieu

tout est remplie

mes cent ans d’age

d’matin au minuit

chaque mon talent 

comme robe se plie

comme puzzle s’attache a son copain

fais grand image

n’y a pas de craquelure

n’y a pas de blanches pages

n’y a pas de pause

pas d’conge chez Dieu

bosse bosse bosse

un point c’est tout

mais si tu veux une craquelure

on la fera

lumiere y passe

l’amour viendra

mais n’attends trop 

ca heurte ca pleure

t’es romantique 

t’es trop naive

tu pense aux cieux

ils pensent au sexe

l’amour pour toi ca sert de terre 

un peu de terre pour tes idees

pour que tu tombes bas

pour que tu pleures

pour que tu puisse comprendre humain

pour que tu puisse comprendre la mort

la suicide. la nuit d’enfer

pour que tu puisse marcher sur cendres

bruler d’envie

mais pas s’effondre

c’est pas possible. tant de gens ont perdu

je sais mon chou

essaye tant qu’tu peux

moitie de vie. ca nous soufit

***

je veux survivre

je veux survivre

je veux aimer

je veux donner

je veux sentir mon corps gemir

je veux tes levres aux creux de mes cuisses

tes mains rapeuses

sur ma peau lisse

je veux tout ca

et je veux plus

maintenant je meurs

quand le temps viens

que Fenix naisse

 

 

***

prends moi mon Dieu

faits de moi outil

je veux te servir

je veux etre d’aide

-veux tu vraiment 

mon ame si douce

veux-tu m’ faire tout

ce que j’ai prevu

veux-tu mener 

la vie grossiere

salie charnue

somptueuse de malheurs

veux-tu couper tes ailes d’angelus

c’est brute. ca heurte..

-je l’veux 

je suis prete…

un peu fâché

il crache sur scene

il prend la scie

ils les arrache

je m’evanouis

il m’soigne 

Vierge pleure

j’attends cent ans

d’eternite

j’apprends la langue d’humanite

t’est prete – me dit

vas-y fais-le

quoi faire mon Dieu

je n’en sais rien

juste sois utile

 

 

***

et si je pleurais du bon matin

sans une seconde de pause en peine

mes yeux n’seraient 

que puits tous secs

grands aveuglants

bas-fonds de couleur

ou peut-etre meme

n’y aurait plus de ca

juste faible l’empreint

de regard de passe

juste les sourcils

cinq pauvres cils

deux paupieres creuses

abimes steriles

 

 

***

je suis en reve

j’suis tout sommeil 

deja paupieres sont plaines de geurres

de toiles en sang

qui me font mal

je les serre. je rale

j’veux pas les voir

je chasse: „a kysz”

va-t-en penibles

pourquoi cette vaine

inspiration d’Sysiphe

qui tourne la pierre

lourde de peine

pourquoi autant

pourquoi sans cesse

quel est le sens

ou est sagesse

j’suis acouchere 

d’  blessés images

de Christ en croix

d’enfants qui valent

moins de trente deniers

de Judas qui embrasse…

je veux que ca passe..

mais ils meurent en croix

cote Jesus

p’tites tetes toutes noires

j’ vois tout j’sais tout

ils naissent a chaque heure

je n’en peux plus

je veux qu’ils meurent

t’en va t’en va

chez quelqu’un d’autre

j’suis pas utile

j’engendre et tue

je veux le silence

je veux avorter

j’suis mere meurtriere

fermez le prison

fermez les portiers

prenez mon coeur prenez ma voix

je ne veux plus 

mon Dieu mon grand

t’m’as fait confiance

je t’ai trahi

 

 

**

en troisieme heure

s’ouvre l’enfer

s’ettaignent les lampes

se gachent bougies

sortent toutes peurs

sans lune ni flaire

jailli au coeur 

pauvre peu de feu

on va l’etteindre

n’y a rien a faire

on voit mieux au sombre

quand tes yeux de chatte

s’enflamment et grondent

quand t’cours a la lune

‚vec ta riviere pas tres profonde

et tu ne sens guere

et tu n’es guere

2020

 

 

***

au premier carrefour de cet amour

je n’voulais pas

tu n’osais pas

on s’est connu

on s’est quitte

est-ce un amour

ou l’amitie

?

au douxieme carrefour de cet amour

on s’est peu lu

encore moins vu

tu n’voulais pas 

je n’osais pas

si tient au coeur

si on oublie

?

au dernier carrefour de cet amour 

pour peu que soit

pour peu qu’ils veuillent

Dieu vient et d’mande

y a t’il de l’accord

s’il n’y en a pas 

j’suis pas d’accord

 

 

***

en crayon j’ecris amour

tout est doux

tout est beau

l’amour chante

crayon chuchotte

mais voila 

coupe gache

plus de crayon

pas de taille de crayon

en plaine forme 

vient le stylo

sort toute sorte des malheurs

tache ecrase

souligne tout haut

que fait tu mon vieux bonhonme

– j’suis le diable 

j’remplie mon role

ou trouver mon equilibre

?

jette les deux 

silence rend libre

 

 

***

Et quand le soir arrive enfin… 

tu entres tu poses

ton regard

tes cles chaussures blouson vacarme 

tes yeux mi-clos et moi

a part toute ma langueur 

qu’elle parte qu’elle parte

enfin en vein

de chair des choses

qui restent qui sortent

de ma bouche de mon corps

j’suis toute en pause

je me leve je viens

je m’ouvre je pose

mon regard

mes yeux plains de soleil

et toi

a part toute ta fatigue

de chair des choses 

qui restent qui sortent

de ta bouche de ton corps

tu t’aproches

tu me prends

tes bras autours

mains dans les mains

les yeux dans les yeux 

on respire le meme air

tu me souris tu me charmes

tu me parles

a l’oreille 

aux cheveux 

a mes yeux

a mes mains

je te souris je te charme

je ne parle

je te chante

les chansons sans paroles

melodies de nos jours

contes cois de notre amour

pas un seul bruit nous engoisse 

les horloges se taisent et meurent

tournent en valse les chaises et vases

quand tu me souleves

quand je ris

quand on s’embrasse

les pas de valse s’accroche a ma tete

accelere et tourne en rond

notre chambre a pas de danse 

je ne sais quand j’y suis 

a l’ombre

tes yeux au dessus

qui brillent si pres

ardants sinceres

ivres de desir

il n’y a que ca. le monde s’arrete

mais doucement

c’est comme il faut 

il nous attend au bout de l’ombre 

un univers tout parallel

tout plus puissant

que terres et mondes

juste sois patiente

– tes bas paroles

glissent sur ma peau

a mi chemin

entre toi et moi

chemin etroit

qui se cree en secret

entre tes levres

et mon corps chaud

a mi chemin.a mi chemin

j’te perds de vue

ou vas tu mon cher

j’pars en voyage

pelerinage

j’suis Odyssee

en vagabondage

en dix epoques

en cent embrasses

je connaitrai tout

ton paysage

je dessinerai toute ta carte en memoire

collines coteaux

bas-fonds canyons

et la au loin

 ta douce source d’eau

et a partir de ce moment 

je visiterai 

meme les yeux clos

jardins d’ merveil 

de ton corps blanc

car ma cherie je te l’avoue

apres toute la journee d’epreuve

apres cent milles d’angoisses et l’creve

je sombre je m’effondre

j’ai soif j’ai faim

je creve ta voix tes mots en fleurs

je perds la raison 

sans l’gout de ton Eden

vas donc amour

j’ecartes mes portes

je veux le sentir

j’veux qu’ca me porte

aupres des cieux

bien paralles 

les quetes de ta langue

sur l’bord de ma riviere

les brises toutes douces

de tes levres contre mes levres

mais promets moi

mon roi mon cher

de ne boire tout

de boire que peu

a chaque instant d’eternite

a chaque siecle de notre histoire

et promets moi

d’ rentrer bien tot

aupres d’mes yeux 

ou mon coeur-cloche 

bats toujours fort

je laisse ma voix

comme un echo

je t’appelle doux

mais viens bien tot

par le trajet entre mes coteaux 

entre mes seins 

qui languissent trop

cette perte bien longue

d’ tes mains doigts et peau

mets ton doigt sur mes levres

viens tout pres. en silence

je sens ton coeur 

ta peau est lisse

je caresse ton corps

tu me souris

il fait chaud 

les levres glissent

je te veux

tu me desires

ta peau vibre

mes levres tremblent

t’as bu de ma source

touche mon tresor

ma riviere innonde

dans corps profond

je porte le feu 

il veux la naissance

nos corps fremissent

nos mains s’accrochent

oh secours oh viens

mon roi 

mon roi d’ epee

soit doux

soit grand

sans gene

viens viens

entre moi

entre mes reigns

apaise enfin

toutes mes peines

aller retour 

la chasse la guerre

l’amour la mort

jugement

les cieux

aller retour 

a perdre haleine

soyons volcan

soyons enfer

soyons unis

a tout jamais

jusqu’a prochaine eternite

que tous fremissent 

jusqu’a s’etteindre

que les sources coulent

et meurent en paix

soyons heureux 

a chaque bat de nos coeurs

soyons fideles

aux voeux de nos chairs

17.10.2020

 

 

***

je suis nee un jour de mars

en cette fissure secrete et mousse

en ce passage entre deux saisons 

dojo couloir comme chinois disent

entre printemps hiver et vie

je suis destinee a la rennaissance

je suis mariee au roi de souterrain

hiver neant est mon nom deuxieme

joie de printemps mon nom sur le front

nuits viennent d’hiver l’aube donne claire vue

y a un chateau dans mon cerveau

dans mon psyche immense profond

quatre joannas logent aux niveaux

il y en a quatre.comme directions comme etages d’ vie

chaque d’elles conduit son propre chariot

chevaux de desirs different beaucoup

elles se croisent parfois envoyent des colombes

mais pas un mot tombe de peur de secousse

univers paralleles.laissent mourir et engendrent

matin etait gris quand je naissais

ma mere en avait hate je ne voulais sortir

heures eternelles de guerilla et ennuis

petite femme en chair couvree d’ sang impure et salie

femme sauvage nue haissant trop d’ lumiere

pitoyant sa mere faible meprisant son pere soul 

voyant tout comme voyante

comme chatte noire dont s’yeux brillent

je suis sortie. mere pleurait. pere tardait de venir

j’ suis soeur ainee savante sorciere

j’ suis la premiere de quatre soeurs belles

j’habite le caveau d’immense chateau

j’pas peur de noir je crains les gens

je demeure sombre je me cache je me couvre

je possede des tresors au sein dans ma matrice

je suis la demeure de toutes joannas

la source d’Eden la souce d’eaux de vie

me connaitre – difficile. me comprendre – un defi

je suis joanna au corps bien lisse

de la peau pale ou suer glisse

ou parfum se mele au souffle doux de brise

ou les seins chantent berceuses de nuit

mes senses sont  en allerte 

le corps sait ce qu’il desire

je suis nee fin de jour cheveau noirs visage doux

doigts bien longs de petite araignee

je voulais servir d’aide du fond d’ cave silencieuse

cher voyageur mon cher ami

tu me vois et tu trembles je suscite des envies

y’a quatres soeurs quatre bien belles chaque occupe un etage

la sociable au premier le soleil sur son visage

c’est elle la souriante elle viens a l’instant

elle te fera du the elle te chante et te parle

elle cuisine elle travaille 

les gens aiment ses airs gais

elle habite pres de jardins et des fleurs qui sentent bien

mais reste pas toute ta vie

avec celle des jardins

monte plus haut connais toutes

mere d’enfants fais tous sourire

elle t’apaise elle te berce

va nourir va soigner

y a des enfants y a des jeux 

le monde est clair et rit tout le temps

mais n’ demeure pas toutes tes journees 

dans chambres claires plaines de jouets

monte au grenier elle t’attends la

la femme artiste dont l’ame rend hereux

elle sait charmer elle sait creer

c’n’est pas une sorciere c’est une pure fee

le son de sa voix et de sa guitare

te prendra loin aux dessus de soucis au dessus de toits

mais quand tu vois que soleil se couche

retourne chez moi y a passage louche

y a l’escallier qui te prends dans mes caves

au soir bien gris je t’attends je te creve

mon coeur soupire mon corps te ressens 

mes penses t’attirent comme le fil d’Ariane

mes cheveux c’est notre couette douce

mes mains blanches c’est notre coussin

tarde pas viens rentre couche toi pres de moi

j’suis la source de tout. ne me rejette pas

 

 

***

j’monte et descend comme l’ascenseur

pas rapides sur l’escalier

je vais je viens je vais je viens

entre face et pile d’ma personalite

tantot je ris tantot j’deprime

angoisse bonheur bonheur marasme

ou suis-je qui suis-je a quoi je tiens

mon ame est claire elle ne craint rien

que craindre? la mort? c’est inutile

l’ame toujours libre et eternelle

meme quand le soleil se cache sous la neige

quand tombe en puits ou regnent les etoiles

meme quand tout meurt s’necrose pourrit

y a les petits bouts de fruit de sorbe

perles rouges uniques qui jaillissent comme sang pure

quand dans le monde n’y a que du bruit

vacarme de mensonges de paroles mal cousues

j’prends mon ascenseur aux caves de mes reins

chair et sang – bases de vie me diront l’essentiel

je goute la soupe j’avale de l’eau

j’entends des oiseaux je me noye en silence

j’respire ton amour je me mets au chaud

copyright@joannacholuj

 

 

***

wjeżdżam i zjeżdżam jak winda

kroki szybkie na schodach

tam i z powrotem tam i z powrotem

pomiędzy orłem i reszką mojej osobowości

czasami śmiech czasami depresja

stres szczęście szczęście marazm

gdzie jestem kim jestem na czym mi zależy

moja dusza jest jasna i nie boi się nieczego

czego się bać? śmierci? bez sensu

dusza na zawsze wolna i wieczna

nawet gdy słońce się chroni pod śniegiem

gdy wpada do studni gdzie królują gwiazdy

gdy wszystko umiera rozpada się gnije

są małe drobiny owoc jarzębiny

te rzadkie czerwone perły co świecą się jak czysta krew

gdy w świecie jest tylko hałas

harmider kłamstw słów źle uszytych

wsiadam do windy do piwnic w mych lędźwiach

ciało i krew – podstawa życia – powiedzą mi co najważniejsze

smakuję zupę przełykam wodę

słyszę śpiew ptaków i tonę w ciszy

oddycham twoją miłością i chronię się w jej cieple

copyright@joannacholuj

 

 

Terre et Feu

je suis le feu je suis la flamme

tantot petite tantot en drame

feu d’ joie de vivre. feu de catastrophe

je saute partout. a l’instant j’brule

une femme d’orgeuil. une telle qu’on veut

aux yeux d’etincelles. sourire d’soleil

mais mes yeux grondent. arrive la tonnere

tu ne t’attends pas. nuages plains d’eau

les sentiments lourds. souffles par le vent

remplissent les nuages dans moi femme-cieux

ah je suis le feu je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

tu m’as connu en apres-midi

le jour etait beau pourtant t’as senti

les etincelles qui naissent dans ton coeur

est-ce la douleur est-ce le bonheur

j’ai arrive a l’horizon d’ ta dure vie de tes desirs

moi femme en feu si colerique

je voulais paraitre comme synoptique

comme point sur i comme petit bout

mais est-ce possible quand je brule tout

ah je suis le feu je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

mon dieu ma vie est plaine d’envies

parfois je meurs parfois je crie

je n’me contente de petits succes

je veux le sommet et crise et chute

je veux glisser je veux monter

en milliers de pas en a une longe prise

je suis alpiniste je suis skier

j’ai la force de volcan je la force de riviere

ah je suis le feu je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

puisque j’t’ai dit je suis les cieux

je suis tes cieux ton paradis

mais n’attends pas qu’y a que des anges

c’est le paradis d’Inde „loca” de melanges

c’est les cieux d’ Mere Nature ou volent les colombes

c’est la siege de foudres eclaires et eaux de monde

tout se marie pour un seul but

pour rendre fertile mon cerveau et mon corps

ah je suis le feux je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

tu m’as connu un apres-midi le ciel a souri sorti le soleil

les feux de ta terre jaillissaient enfin

si long prisonnes si long infertiles

pourtant rien on a vu rien apercu

ta terre etait lisse tes reins apaises

seuls tes yeux doux chantaient les louanges

seule ta vue desirait mes cieux et mes anges

to regard s’est pose sur ma peau sur mes cuisses

tu voulais que j’explode je suis restee sage et lisse

j’attendais je sentais les terribles feux d’enfer

qui se cachaient dans ton corps au loin sein de ta terre

sois patiente t’as dit au feu et toi la terre m’apaisais

tu m’enfermait en seul regard en grandes mains en bras de Titan

mais je savais que le feu va sortir

on serra volcan et la magma qui decoule

on fera les secousses tremblement de la terre

je suis le feu je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

mon feu de mes cieux descendra en tonnerre

ton corps en alerte le volcan qui explode

c’est le feu qui rend terre bien contente et bien gaie

c’est le feu qui s’apaise devenant cendres sur terre

je t’excite je te ressuscite

j’ te donne mes eaux je suis ton paradis

tu m’apaises tu me supportes

le seul homme sous ces cieux

je te raconte je t’envahi

je t’invente je te decris

j’suis cieux plains d’images et de mirages de deserts

j’apporte pluie de larmes tu prends tout ce qui descend

j’suis impatiente t’est un calme de miracles

je suis au dessus je suis hors tu es dedans en choses a fond

tu es solide dur et patient t’est un magicien t’es un sorcier

personne n’as pu tu me tiens adroit

tantot en etrainte tantot libre comme le vent

je suis le feu je suis la flamme

tantot pettite tantot en drame

tu es ma terre bien promise

ma demeure douce mon eternelle

pazdziernik 2020

 

 

***

laisse toi sentir

cet abime

dans coeur

rempli de l’ocean

des vents des houragans

laisse toi couper

laisse toi blesser

laisse toi vivre

foudre sur la tete

chaque fois qu’il vient

et ne dit rien

laisse toi

sentir ce neant

de feuilles mortes

qui tombent

et disparaiessent

tu sais pas ou

casseroles tombent

colere dans l’air

chanteuse chante

papier n’est meme pas

mouille

laisse toi pleurer

ou sont tes larmes

parties

avec autumne

avec la pluie

Listopad 2020

 

 

TLUM POL

***

pozwól sobie czuć

tę przepaść

w sercu

wypełnioną oceanem

wiatrem huraganem

pozwól sobie kaleczyć

pozwól sobie ranić

pozwól sobie żyć

blyskawica nad glową

zawsze gdy przychodzi

i nic nie mówi

pozwól sobie

poczuć tę nicość

martwe liście

które spadają

i znikają

nie wiesz gdzie

garnki spadają

również

złość jest w powietrzu

piosenkarka śpiewa

a papier nawet nie jest

mokry

pozwól sobie płakać

gdzie są twoje łzy

odeszły

z jesienią

z deszczem

Copyright@joannachołuj

2020 listopad

 

 

 

***

la lune est sortie

la lune au visage plain

il ne faut pas se plaindre

il ne faut pas la craindre

faut la regarder

droit

tout droit dans les yeux

oh lune oh plaine lune

qu’est-ce que tu decouvrit

elle me repond toute douce

ecoute mais ne pleure puis

je decouvre les secrets

je decouvres sentiments

ce qui se cache dans le coeur

ce qui se cache dans le temps

je dis tout je cache plus rien

pour le mauvais ou pour le bien

 

dis la lune ah la lune

que se cache en profondeur

dans mon coeur

dans son coeur

 

elle sourit elle heurte paroles

inaudibles invisibles

et pourtant ah est-ce possible

?

bien vrais

:

tu es fragile tu es naive

tu fais plus forte que tu le suis

il es fragile il es blesse

il t’aime plus qu’il te le dit

tu voudrais croire mais tu ne crois pas

tu crois plus aux anges

qu’a sa parole

il fait semblant semblant d’etre calme

y a de la colere

profond dans son ame

 

tu es comme vent par ci par la

meme si tu l’aimes

et aimes fort

s’il restes insensible

tu le fuiras

il es blesse il es meurtri

il se force au calme

mais son corps surgit

a chaque moindre souvenir de toi

ca le fait craindre

ca fait hair

est-ce meme possible

est-ce supportable

etre addicte

et autant en amour

 

tu es attristee

tu es deprimee

tu te fais calme

mais tu ne l’es pas

ton corps surgit

a la moindre pensee

et est-ce possible

de vivre ainsi

subir sans cesse

ce feu interieur

ce feu qui brule

les reins

le vagin

et est-ce possible

mener une vie

bien simple vie d’famille

avec fou feu

toute la vie

 

il espere d’oublier

il pense qu’son corps s’adoucisse

il pense qu’son coeur s’adurcisse

il veux attendre

encore plus

et encore plus

tu esperes te noyer

noyer a fond

dans travail qui n’a pas de fin

que ton corps se silence

que ton coeur meure enfin

tu plus rien attendre

jamais plus

jamais plus rien

 

chut ma lune oh ma lune

ne parle plus

oh ne dit rien

ce n’est pas moi

ce sont vos coeurs

ce sont vos coeurs

qu’ils parlent

enfin

 

listopad 5 2020

 

 

***

ca sent comment

de ne plus sentir

couper la main

serait plus facile

un design tout neuf

bien polonais

sur ma belle jupe

blanche

tachee de coquelicots

ca sent comment

de ne plus sentir

ma main

qui n’est plus

la mienne

oh j’imagine

ca me reveillerait

a la realite

a cette vrai reine d’epee

cette reelle sorciere

cette Narnia

ou les rivieres coulent

rouges

apres la bataille

ca sent comment

de ne plus sentir

petits boulots

de petit train train

le quotidien nous arrache la haleine

mais

ca sent comment de ne plus sentir

2020

 

 

****

Disons si…

je suis la femme d’un magicien

mes paroles se voyent

ses paroles se ressentent

je suis la femme d’un guerrieur

des mois sans lettres

eternites sans vue

je suis la femme d’un travailleur

a l’aube comme oiseau

a crepuscule meme n’arrete

je suis la femme d’un homme d’honneur

dont mot d’or – cher

et sacrifice de vie est claire

je suis la femme d’un homme amoureux

est-ce cet amour qui l’tient debout

je n’en suis sure

je suis la femme ..plus rien

pas de guerre miracle pas trop d’honneur

pourtant je sais

je sais que le mien le fera

tout court

car ma croyance est plus forte qu’mon amour

 

 

***

on ira un jour

plain de soleil

au bord de riviere

main dans la main

tu vas sourire

mon ame chantera

on va s’embrasser

millions de fois

 

 

**!

j’appelle a vie ton corps

j’ai ouvert ton coeur

y a un escalier

y a un grand lit dedans

je descends je me pose

tout au fond je suis secure

je t’attends et tu viens

nous sommes unis enfin

tu ressouscites mon corps

tu as ouvert mon coeur

je te donne volontiers

tout tresors bien gardes

mes eaux surgissent

mes poemes deverrouillent

pour descendre y a echelle et tu te debrouilles

nous sommes un a jamais

2020

 

 

***

je suis au brin du pays vert

couvert d’ coquelicots

couverts de neige

toi dans royaume de sombres nuages

ou vierge a faux noire

enleve le soleil

entre nous l’ocean

ocean de paroles

elles sont douces elles sont muettes

elles murmurent dans nos cerveaux

conte d’espoir

priere d’amants

***

je veux survivre

je veux survivre

je veux aimer

je veux donner

je veux sentir mon corps gemir

je veux tes levres aux creux de mes cuisses

tes mains rapeuses

sur ma peau lisse

je veux tout ca

et je veux plus

maintenant je meurs

quand le temps viens

que Fenix naisse

 

 

***

ne me touche ne me tue

toute tetue tout tant pis

un gouffre dans memoire

un abime dans le corps

baignoire de larmes et du sang

priere aveugle muette et sourde

empreinte de mains nues dans marecage

secondes apres

plus rien

la vie

 

***

Recemment

La ou y a toujours Soleil

Les gens sont devenus noirs en coeurs et sombres

Peur et mort entra les coeurs

Le soleil s’ettaint

Et tu es la

Tu deprime et tu sombre

La ou pas de Soleil

Ou la Mort regne toujours l’hiver

On la connait depuis des siecles

La, les yeux brillent de couleurs des automnes dores

Les yeux etincellent de la neige

Sous toucher du ciel

Les femmes ont toujours un feu interieur pour survivre

Guerre hiver horreur

Les femmes chez toi l’ont oublie?

Je leur l’envoi…

 Je t’envois, a toi surtout

La lumiere

Pour que tu puisse allumer

Ton soleil

Chez Toi

 

***

J ai envie etre noire

j ai envie etre toute sombre

peindre en sombre toutes murs de chambre

parler silencer

murmurer mots qui fondrent

j ai envie de cheveux teints

tout au noir tout au sombre

en robe noire

je veux me vetir

mais pourquoi merde pourquoi

ma peau triche d etre en joie

toute ma vie je veux etre noire

mais je ne peux

je suis juste triste

et juste morte

listopad 4 . 2020

***
je ne suis pas ma mere

je ne suis pas grand mere

je ne suis pas ma grand grand mere

je ne veux plus souffrir

je ne veux plus mourir

de peine

de graine de soleil

trop petite pour eclaircir

le noir de ma vie

je ne veux plus de tristesse

de haine de trahison

je veux je veux ouvrir

la porte de paradis

je veux la joie

bonheurs rires

est-ce que tu vas m’aimer

est-ce que tu vas me croire

est-ce que tu vas me prendre dans tes bras

est-ce que tu vas me proteger

des fois

meme contre moi meme contre moi…

est-ce que tu seras toujours

present

dans ma vie

dans ma foi

est-ce que tu vas remplir

souvent

mes penses avec de la joie

est-ce que tu veux la femme

vraie femme

pas juste amante fille de joie…

est-ce que tu es serieux

connais-tu le moyen

de realiser l’amour

en couple

et pourtant

rester en soi

sais-tu encore etre pere

pour tous enfants qu’on a

meme pour celui

dans potentiel bien irreel

er pourtant possible..

qui viendra

que feras tu pour moi

que surement tu ne feras pas

qu’est-ce qui est raisonnable

qu’est-ce qui est fou

et pourtant on le fera…

est-ce que tu crois en moi

est-ce que tu crois en toi

est-ce que tu veux le futur

rempli de nos reves d’amour

realises cent milles de fois

est-ce que tu veux tout ca

si fort

que moi

est-ce que tu veux etre avec moi

et seras-tu fidele

serieux

brave

gentil

un homme d’honneur

et de foi…

est-ce que tu seras

a cote de moi

meme quand je suis vieille et pas tant belle

mais toujours fort

amoureuse de toi

reponds moi

4 nov 2020

 

***

je me reveille

je me douche

ma tete est plaine

de mots qui secoussent

pourquoi pourquoi

des le petit matin

questions sans reponses

inconnues inconscientes

t’est fixe dans un espace

dans un puits d’ou voix

ne s’entend

fermés les volets

moi je dors…

! et tu dors

suis-je importune

a chaque seconde

y a t’il une place

pour moi dans ton monde

-c’est etrange

oh comme c’est etrange-

quoi pour autant

que je reve

?que je viens

est-ce bizarre de vouloir etre

les milimetres de ta peau

est-ce inoui est-ce inaudible

larmes d’une femme

fracas de son drame

ou peut-etre etrange

est plutot tout simple

de batir les murs si hauts

si hauts autours de son corps

de fonder un prison

prison pour son pauvre coeur

ne verser jamais rien

meme pas une seule larme

5 list 2020

***

on pense

on ne pense pas

on parle

on ne parle pas

que est-ce

que est-ce

que est-ce qui blesse plus

silence

ou paroles

on aime

on n’aime pas

on hesite

on n’hesite pas

que est-ce

que est-ce

que est-ce qui touche plus

amour

ou amitie

on veut

on ne veut pas

on prouve

on ne prouve pas

que est-ce

que est-ce

que est-ce qui change plus

vivre

ou mourir

j’suis desolee

aux bouts de mes pauvres doigts

a chaque toucher de papier

demons y sortent et grondent

je suis desolee de si etre

intense

insensee

et sensible

si moi

en soie

soutenue

a chaque carrefour de paroles

si simple

en soi meme

5 list 2020

***

tu penses que vivre

en tete s’est sufisant..

ou surement

? tu ne penses pas

loi d’attraction je veux y croire

mais va-t-on aussi

le jouer en reel

l’hiver l’hiver

ca souffle du vent

glacant ton coeur

et mes paroles

mon cher roi

mon roi d’epee

quelle strategie as-tu invente

notre jeu d’echecs

n’est plus de joie

notre jeu ne nous joint

mais nous separe

mon cher roi

mon amoureux

sois plus en amour

sois moins dans le jeu

5 list 2020

l fait nuit sous la terre

il est noir dans un tombe

mais soleil

tout egal

brille pareil

pour sous-terrains

pour les sortants

je veux y aller

je veux y aller

sortons de la

sortons de la

tu etais mort

moi j’etais morte

roi poignarde

belle au bois dormant

est-ce fin du monde

est-ce fin du monde

?

je n’en sais guere

la rose dans les dents

la graine dans la main

le germe dans la terre

le vent dans les cheveux

bateau sous les voiles

c’est un commencement

c’est un commencement

c’est un commencement

5 nov 2020

**

j’etais au fond de ton royaume

la belle vue

sur bateaux ivres

l’azur

vents

vagues innocentes

oiseaux sous tables

miettes de tresors

doux calineux

sucres

dans le gout

un metre carre

de paroles et de phrases

non-violantes

mais pressees

chaudes comme vents

a midi

attrapes entre nos mains

a un metre

et pas moins

et pas un pas

vers

ou re-vers

pourtant je savais

que tu etais la

touchant mon corps

a cote de moi

je sortais

debout

au millieu

de ton royaume

les yeux souleves

les yeux baisses

paroles basses

sourires se touchaient

de si loin

dix centimentres

j’etais a la porte

de ton royaume

oh est-ce au revoir

ou est-ce adieu

a la sortie

a la porte d’espoir

les mains se frottaient

de peur de calin

laissant

milimetres

nous diffuser

nous faire croire

que c’est trop

qu’eternite

que fin

n’est pas possible

fin de ce conte

avant la fin

ils vivent longtemps

toujours ensemble

toujours heureux

meme si ca heurte

meme si ca blesse

avant la fin

y a toujours tendresse

6 nov 2020